C’est parfois celui qui part qui reste sur le quais

C’est parfois celui qui part qui reste sur le quais

C’est parfois celui qui part qui reste sur le quais

« Je suis partie, tu es resté. C’est parfois celui qui part qui reste sur le quais ».
Un amour éperdu transformé en amour perdu. Une quête de soi, un besoin d’accomplissement qui laisse place à une reconstruction en dépit d’un amour profond. Une déclaration non plus d’amour mais d’éternelle affection.

Ce slam fait notamment écho à l’article 32 ans tout fout le camp !

Je suis partie, tu es resté

J’ai dit adieu à mon amant, mon amoureux, mon confident…
Besoin d’espace, de liberté. De me retrouver, de m’envoler
De l’eau a coulé sous les ponts et des larmes sur nos mentons
Déni de rupture, 9 mois de tortures
Un accouchement long et douloureux
Un déchirement profond, sérieux

Reculer pour mieux sauter, partir pour mieux revenir ?
C’est parfois celui qui part qui reste sur le quais

Je t’ai aimé, je t’ai quitté. Pourtant, tu ne m’as jamais quitté
Même à l’autre bout du monde, tu m’as suivie comme mon ombre
Tu étais là dans mes pensées, en pleine journée ou en pénombre
J’ai vu, j’ai vécu mille aventures, mille beautés
Tu étais là en filigrane, là quelque part dans mon âme

J’aurais voulu te dire ces choses mais je n’ose
Alors je les écris, je les crie sous forme de vers ou bien de prose
Briser le silence, briser la glace
Saisir la chance d’un face à face
Un peu truqué, un peu caché
Derrière l’audace de ce papier

Je t’ai aimé comme jamais, je t’ai pleuré si tu savais
C’est parfois celui qui part, qui reste sur le quais


Je suis partie, tu es resté

Je me suis perdue sans te retrouver
Tu m’as remplacée d’un coup de regard bien placé
Tu m’as rayée d’un simple trait
Tu me diras que je suis gonflée. C’est moi qui suis partie, qui t’ai laissé
C’est vrai, je t’ai rendu ta liberté, Que tu n’osais plus réclamer,
Trop aveuglé par un bonheur faussement huilé

Je suis revenue, tu n’en es jamais revenu
C’est parfois celui qui part, qui reste sur le quais

On a grandi, on s’est construit une nouvelle vie
Ce qui s’enfuit ne revient pas
C’est peine perdu. On ne rattrape pas le temps perdu
On a changé, on est devenu des étrangers
J’ai tracé une croix, tracé ma route, tracé ma voie

Pourtant, je voudrais juste être là, compter pour toi
Trouver une petite place, un petit coin, un ptit espace
Dans ta caboche, être un peu proche
Continuer d’être importante, continuer d’être présente
Te manquer un petit peu, te manquer juste un peu

Je suis partie, tu es resté
C’est parfois celui qui part qui reste sur le quais

Retrouvez l’intégralité des Slams de Mo.

Morgane Viguet

Passionnée d’écriture et de voyage, de découverte et de partage, Morgane aime apprendre et explorer en permanence, découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux espaces, de nouvelles façons de réinventer le monde qui nous entoure. Résolument curieuse, elle s’intéresse à des sujets très variés, allant de la culture à l’innovation, en passant par les ressources humaines et l’entrepreneuriat. Ancienne étudiante en histoire du genre, Morgane a toujours porté un regard particulier aux problématiques hommes/femmes. Tombée dans le Web autour d’un (heureux) hasard, la toile s’avère être un fabuleux espace de fouille, de recherche, d’échange et de créativité rendant possible une mutation des genres et des pratiques socio-culturelles. Informer, surprendre, enchanter, créer, co-créer… à l’heure de l’Open source, de l’économie collaborative, le champ des possibles est infiniment grand. Un tantinet aventurière, Morgane aime relever des défis et se dépasser. Avec son projet MétamorFaiseurs, elle est partie à la rencontre d'ambassadeurs du changement dans le monde autour de l'éducation, l'égalité homme/femme et l'environnement et se lance dans la réalisation d'un webdocumentaire. MétamorFaiseurs : un monde en mutation, des Faiseurs en action !